Che cosa ha prodotto la legge Minniti? Da agosto iniziamo a sentirne gli effetti: a tantissime persone è stata revocata ingiustamente l’accoglienza e sono finite in strada, su altre si sono abbattuti i fogli di via perché “indecorosi”, altri ancora sono stati vittime di fermi arbitrari da parte delle forze dell’ordine o addirittura, come nel caso di Milano, a dei veri e propri rastrellamenti. Il clima è preoccupante.

Come se non bastasse migliaia di persone che, scappando da guerra, miseria e torture, hanno richiesto la protezione internazionale si sono viste sottrarre la possibilità di ricorrere in appello, infatti, in barba al tanto decantato articolo 3 della costituzione che ci vorrebbe tutti uguali dinanzi alla legge, se il tuo nome è Omar o Moussa non hai più diritto a 3 gradi di giudizio come per un qualsiasi italiano, ma anzi, già al primo grado non hai nemmeno la possibilità di guardare in faccia la persona che ti giudicherà per poter raccontare la tua storia. Con la Minniti/Orlando, infatti, il giudice si baserà solo sulla tua documentazione e non sulle tue parole. E’ evidente che una legge del genere contribuisce a restringere ancora di più i diritti dei migranti, andando a creare un dispositivo produttore di clandestinità, sfruttamento e andando a condannare i poveri e non la povertà. Come se il quadro non fosse abbastanza preoccupante, la Questura di Napoli, con un'illegittima interpretazione, ha stabilito che, chiunque sia in attesa dell’esito del ricorso, non risulti più regolare sul territorio italiano, andando a creare nuove sacche di clandestinità e marginalità. Ci troviamo di fronte ad un paradosso: pur avendo fatto ricorso per ottenere il permesso di soggiorno, non hai alcun tipo di documento che possa attestarlo e in caso di controllo da parte della polizia potresti finire in un CPR (ex CIE). La scorsa domenica, all’Ex Opg, nel corso di un’assemblea composta da centinaia di migranti, ma anche di associazioni, solidali, attivisti e legali abbiamo deciso di richiedere un incontro con gli uffici della questura per richiedere che questa prassi venga immediatamente ritirata. Quel giorno, giovedì, 7 dicembre, saremo in presidio dalle ore 10 sotto la Questura a Via G. Ferraris. Sappiamo che questa non è che una parte della risposta più organizzata che siamo chiamati a dare, c’è bisogno di una voce che arrivi in tutta Italia, per questo saremo alla manifestazione nazionale del 16 dicembre a Roma, contro la legge Minniti e per i diritti di tutte e tutti!

CONTRE LA LOI MINNITI, VERS LE 16 DÉCEMBRE : RASSEMBLEMENT DEVANT LE BUREAU DE L’IMMIGRATION DE LA QUESTURA DE NAPLES!

[Jeudi 7 décembre, à 10h, devant le bureau de l’immigration, rue G. Ferraris (Gianturco)]

Qu’a produit la loi Minniti, du nom du Ministre de l’Intérieur italien ? Depuis août dernier, nous commençons à en sentir les effets : le droit à l'accueil dans les centres de demandeurs d'asile a été injustement retiré à de nombreuses personnes qui ont fini dans la rue ; d’autres ont reçu un arrêté d’expulsion des villes car leur présence était soit-disant « dégradante pour le paysage urbain » ; d’autres encore ont été victimes d’arrestations arbitraires par les forces de police ou ont carrément fait l’objet, comme à Milan, de véritables rafles humaines. Le climat ambiant est très préoccupant.
Comme si cela ne suffisait pas, des milliers de personnes, fuyant la guerre, la misère, la torture et qui ont demandé pour cela la Protection Internationale, se sont vues retirer la possibilité du recours en appel pour leur demande d’asile. En d’autres termes, et en violation de l’article 3 de la Constitution italienne qui prescrit l’égalité devant la loi, si tu t’appelles Omar ou Moussa, tu n’as plus le droit d’accéder aux trois grades de juridiction qui sont désormais le privilège des seuls Italiens. Pire, dès le premier grade de juridiction, tu t’es vu retirer le droit de regarder yeux dans les yeux le juge qui décidera de ton sort et raconter ta propre histoire. En effet, avec la loi Minniti-Orlando, le juge ne se basera plus que sur « ta documentation » et non plus sur tes paroles. Il est évident qu’une loi du genre contribuera à réduire toujours plus le nombre de permis de séjour délivrés par les autorités, et que c'est précisément son but : créer toujours plus de clandestinité et d’exploitation et condamner les pauvres, non la pauvreté.
Comme si cela ne suffisait pas, la Questura de Naples, s’appuyant sur une interprétation illégitime de la loi Minniti, a décidé que désormais les personnes en attente des résultats de leur recours ne seront plus régulières sur le territoire italien – c’est-à-dire autorisées à y demeurer légalement – et refusent, à ce titre, de leur remettre le permis de séjour provisoire de 6 mois, les condamnant ainsi à la clandestinité et à la marginalité. C’est un paradoxe intenable : bien qu’étant en pleine procédure de demande d’asile, et ayant fait un recours au tribunal pour obtenir un permis de séjour, tu n’as aucun document qui le prouve et si la police te contrôle, tu finiras alors enfermé dans un centre de rapatriement vers ton pays d’origine (CPR, en italien) ?!? Ça n’a pas de sens !
Dimanche dernier, le 3 décembre, à l’Ex-OPG, au cours d’une assemblée générale composée de plusieurs centaines de migrants mais également d’associations, de réseaux citoyens de solidarité, de juristes et de personnes engagées à titre individuel, nous avons décidé de demander un rendez-vous avec les bureaux de l'Immigration de la Questura afin d’exiger que cette pratique soit immédiatement supprimée!
Ce jour-là, jeudi 7 décembre, nous nous rassemblerons devant le Bureau de l’Immigration de la Questura, situé rue G. Ferraris, pour faire entendre notre voix!
Mais nous savons aussi que nous devons donner une réponse de protestation encore plus forte aux politiques anti-migrants du gouvernement italien et que nous avons ici besoin de faire entendre une voix qui vienne de toute l’Italie. Aussi, nous serons à la manifestation nationale du 16 décembre à Rome, contre la loi Minniti, pour les droits égaux de tous et toutes!

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